Les plantations sauvages : web-doc à l’occasion du Grand Chantier de l’info

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A l’occasion de la conférence COP21, les associations de journalistes AJSPI et AJEC21 ont organisé le Grand Chantier de l’info. Le projet a pour but d’inciter les professionnels de l’information a parler des questions environnementales de façon innovante.

Ce web-doc a été réalisé dans le cadre de ce projet, le week-end du 10 et 11 octobre.

Il a été monté en 48 heures sur la plateforme Racontr, qui permet de mettre en forme des contenus multimédias.

La Journée : documentaire sur Vaux-le-Vicomte

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Tous les ans, la « Journée Grand Siècle » fais revivre les grandes heures du Roi Soleil aux visiteurs du château de Vaux-le-Vicomte en région parisienne. Cet événement est surtout un rassemblement important pour les passionnés de costumes historiques.

Ouvert à tous les visiteurs, cette journée est devenu au fil des ans un rassemblement pour les passionnés de costumes historiques.

Ce webdoc a été filmé lors de la 11e journée Grand Siècle, le 21 juin 2015. Il a été réalisé sur la plateforme Racontr.

Les ruches se font urbaines

Science & Bee est un travail d’investigation sur la disparition des abeilles domestiques. Présenté sous forme d’un magazine à un seul numéro, le projet a été réalisé par les étudiants de l’ISCPA Lyon.
L’article « Les ruches se font urbaines » (p.19) se penche sur les abeilles présentes dans les zones urbaines, et notamment sur le projet Urban Bees, qui cherche à protéger spécifiquement les abeilles sauvages.

Le dernier voyage de la Jeanne d’Arc

Entretien publié le 31 mars 2010 dans le mensuel France-Amérique

La Jeanne d’Arc, célèbre porte-hélicoptères de l’armée française, effectue son dernier tour du monde. Mercredi, le navire a fait escale à New York. Reportage.

Le long du fleuve Hudson, trois jeunes hommes marmonnent en français en cherchant Time Square sur une carte. Ils se fondraient presque dans la masse des touristes, s’ils ne portaient pas des uniformes et des bonnets de marins avec des pompons rouges. Ils débarquent du porte-hélicoptères Jeanne-d’Arc, qui fait escale à New York depuis mercredi.

Ce croiseur de 181,38 m de long, mis en service en 1964, est un bateau école qui forme des élèves officiers de l’École Navale. Il terminera en mai son dernier tour du monde.
Construit pendant la guerre froide, la Jeanne d’Arc fait figure de vieille dame de la Marine. Sur la passerelle de navigation, on voit encore les portes-voix en cuivre qui permettaient de communiquer avec les autres passerelles du navire, avant d’être remplacées par des équipements radios. Le bâtiment français est  aussi le dernier en activité à être propulsé par des machines à vapeurs, alimentées au fioul.

Difficile de former les officiers de demain sur un bateau d’hier. Les cadets seront désormais formés sur des bâtiments plus modernes, notamment sur le Tonnerre dès l’année prochaine. La Jeanne d’Arc, elle, sera dépolluée (elle contient notamment de l’amiante) et probablement démantelée.

« On est un peu nostalgique », reconnaît l’aspirant Alexandre Constantin, 20 ans, élève à l’école Polytechnique qui alimente le blog de la vie à bord. « La Jeanne d’Arc est un monument. À chaque escale, quel que soit le pays, il y avait toujours quelqu’un qui en avait entendu parler. »

[…]

But de ce tour du monde en 6 mois : expérimenter toutes les missions qu’accomplit la Marine française. Cela va de la répression du narco-trafic en Mer des Caraïbes à la surveillance de la pêche dans les eaux européennes. Chaque étape est aussi l’occasion de communiquer avec le public francophone, et de pousser la mission éducative du bateau, en livrant vêtements, livres ou matériel scolaire à des élèves des pays visités.

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Le Français qui traque la marée noire

Entretien publié le 02 juin 2010 dans le mensuel France-Amérique

Alors que BP peine à colmater la fuite de pétrole et que la Maison Blanche s’impatiente face à la marée noire, Antoine Cottin, chercheur dans le Mississipi, développe une technologie permettant de suivre l’avancée du pétrole le long des côtes du golfe du Mexique.

Le pétrole fuit dans les eaux du golfe du Mexique depuis 44 jours. Mais où va-t-il ? Antoine Cottin, un chercheur français à l’université de Southern Mississippi, a développé avec l’armée américaine le Shoals-1000, une technologie laser embarquée dans un avion qui permet de cartographier avec précision les littoraux. Ce système mesure les distances à la fois dans les fonds marins et dans les zones émergées.

« Le concept a été validé scientifiquement », explique Antoine Cottin, 29 ans. « L’armée a fait récemment un survol du Mississippi Sound », une étendue d’eau entre les côtes de l’état du Mississipi et une série d’îles. Les résultats sont très probants, et Shoals-1000 a pu détecter le pétrole à la surface et en sub-surface. La technologie est donc prête à être utilisée plus largement, avec un seul obstacle : le « problème économique ». Le projet est coûteux.

[…]

Le désastre écologique qui a suivi l’explosion de la plate-forme pétrolière a déjà provoqué une forte mobilisation des scientifiques. Des chercheurs du sud des États-Unis analysent régulièrement la qualité de l’eau de mer, suivent l’influence des marées et des futurs ouragans sur la nappe de pétrole ou étudient les effets des produits dispersants utilisés par BP sur l’aptitude naturelle des microbes à absorber et assimiler le pétrole.

Si les fonds se débloquent, la technologie Shoals-1000 devrait donc rapidement suivre l’évolution de la marée noire, qui souille les côtes de la Louisiane et devrait bientôt atteindre la Floride. Cela permettrait de détecter avec une précision métrique les nappes de pétrole, même celles que le courant maintient juste en dessous de la surface.

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Coup de main breton contre la marée noire dans le golfe du Mexique

Article publié le 6 avril 2010 dans le mensuel France-Amérique

Un bateau breton sillonne déjà le golfe du Mexique pour récupérer du pétrole, et d’autres navires de la même entreprise devraient bientôt le rejoindre. Le PDG d’Ecoceane est arrivé ce week-end en Louisiane, pour rencontrer les responsables de BP, du gouvernement américain et des associations environnementales.

L’entreprise bretonne Ecoceane propose depuis plusieurs semaines à BP le prêt d’un prototype de bateau dépollueur contre la marée noire. Le Catamar, dont la marraine est la navigatrice Maud Fontenoy, est un bateau dépolluant de 22,5 mètres de long. Ce catamaran aspire l’eau entre ses deux coques, filtre et récupère le pétrole. Il a l’avantage de travailler rapidement et d’éviter l’émulsion (mélange du pétrole et de l’eau) qui complique le ramassage.

Un bateau plus petit de l’entreprise est déjà au travail sur le littoral de Louisiane depuis plus d’une semaine. « Les bateaux existent, alors autant qu’ils interviennent. La catastrophe est aux États-Unis, ils n’ont rien à faire en France », explique-t-on à Ecoceane.

Le PDG de l’entreprise, Éric Vial, a donc fait le déplacement en Louisiane pour concrétiser le prêt du Catamar. « Le contexte a changé. Les États-Unis ont lancé un appel international. Ils en sont au sixième échec de colmatage, on va passer au ramassage de pétrole », explique-t-il.

À long terme, l’entreprise bretonne espère aussi vendre des bateaux dépolluants à BP, qui devra vraisemblablement nettoyer pendant de longs mois les dégats de la marée noire. Ecoceane réalise environ 80 % de ses ventes à l’international, mais n’est pas encore présent aux États-Unis.

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Sonia Bompastor : « Je ne crois pas que Domenech soit un mauvais entraîneur »

Article publié le 29 mai 2010 dans le mensuel France-Amérique

À 29 ans, Sonia Bompastor a déjà été cinq fois championne de France avec Montpellier puis Lyon. Elle a également reçu l’Oscar de la meilleure joueuse de D1 en 2004 et en 2008. L’actuelle capitaine de l’équipe de France de football féminin joue aussi depuis avril 2009 avec les Washington Freedom.

La France va-t-elle être championne du monde ?
Je dirais non ! Ça va être dur, à moins d’avoir une très bonne dynamique sur les premiers matchs. Il n’y a pas un bon environnement autour des joueurs : la mauvaise communication de Domenech, les scandales, les histoires de proxénétisme autour de Ribéry… Tout ça, ça atteint un groupe. Ils ne sont pas dans les meilleures dispositions mentales. Peut-être qu’au contraire tous ces problèmes vont rassembler les joueurs. Mais je n’y crois pas vraiment… À mon avis, ça se jouera probablement entre le Brésil, l’Espagne et l’Argentine.

[…]

Et pour finir, pour ou contre Domenech ?
C’est vrai qu’il est agaçant et qu’il a un gros problème de communication. Mais il est là alors on n’a pas le choix, il faut le soutenir ! Je ne crois pas que ce soit un mauvais entraîneur. Il sait mener un groupe. On le critique beaucoup, mais au final ce n’est pas lui qui est sur le terrain. Je pense que ce n’est pas facile de diriger l’équipe de France, où il y a quand même de très gros ego.

 

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Un compost de quartier pour recycler ensemble

Article publié le 26 juillet 2010 sur le site Durable.com

Des composts collectifs fleurissent partout en France. À Lyon, c’est l’association les Compostiers qui développent ces points de recyclage ouverts à tous.

Dans une petite rue lyonnaise, un jeune homme entre dans un jardin public, jette ses épluchures de légumes et repart avec le sourire. Vandalisme ? Non, compost collectif.
L’association Les Compostiers s’est installé depuis quelques mois dans le jardin partagé d’une association de quartier. Les habitants viennent à toute heure pour déposer leurs déchets organiques, récupérer de l’engrais ou simplement profiter du jardin. Des affiches expliquent aux contributeurs ce qu’ils peuvent jeter.

«  Les gens respectent très bien ces indications. Ils participent parce-qu’ils ont des convictions écologiques et pour réduire la taille de leurs poubelles  », expliquent Bastien Copetti, salarié des Compostiers.

Des tas d’ordures devenus mines d’or

Le système de compost permet en effet de se débarrasser des déchets organiques, très lourds, sans les incinérer ni les transporter sur de longues distances. Écologiques, ces tas d’ordures sont donc aussi des mines d’or pour les collectivités et les contribuables. Selon les chiffres du ministère de l’Ecologie, la gestion des déchets municipaux coûte en moyenne 120 € par an et par Français. Chaque compost de proximité, c’est autant d’ordures qui n’iront pas alourdir la facture.
A Lyon, le compost collectif a déjà séduit une cinquantaine de foyers dans le quartier, et le tas devenu trop gros sera déplacé vers un autre terrain en friche, prêté par une entreprise privée. «  Il y a forcément quelques personnes qui râlent, et c’est bien normal, à cause de l’odeur, explique Bastien. Mais les réactions sont dans l’ensemble très positives  ». Les habitants n’utilisent qu’une petite partie du compost final, qui sert plutôt à fleurir les jardins partagés voisins.

Vers l’autonomie
Le système du compost collectif repose encore beaucoup sur l’implication d’associations. Mais au final, «  le but est des composts collectifs autonomes, gérés par des copropriétés ou des associations de quartier  », explique Bastien.

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Lyon offre des hôtels aux abeilles sauvages

Article publié le 18 août 2010 sur le site Durable.com

Il existe près d’un millier d’espèces d’abeilles en France, dont une seulement produit le miel de notre petit déjeuner. Elles ont des corps rouges, noirs ou bleus, vivent solitaires ou en essaim, nichent dans du bois creusé ou dans des trous au sol… Mais toutes butinent et sont essentielles à la reproduction des plantes à fleurs en transportant le pollen.

Des pollinisateurs menacés

C’est pour protéger ces pollinisateurs essentiels qu’est né le projet Urbanbees, qui réunit entre autre l’association Arthropologia, le laboratoire Inra d’Avignon, la ville de Lyon et l’Union Européenne. Les abeilles sauvages sont aujourd’hui menacées par la disparition de leurs habitats et par le manque de nourriture due à la pollution et à la monoculture.
Jusqu’en 2014, des hôtels à abeilles vont être installés sur une vingtaine de sites à Lyon et dans sa banlieue. La ville s’est aussi engagée à renoncer aux phytosanitaires dans ses espaces publics et à favoriser une végétation variée et adaptée aux abeilles.

Un mode d’emploi pour accueillir les abeilles

Le projet Urbanbees permettra aussi d’observer et de mieux connaître les abeilles sauvages.
Le but final est d’établir «  un modèle de gestion pour augmenter la biodiversité des abeilles sauvages en milieux urbain et péri-urbain  », selon l’association Arthropologia. D’autres villes européennes devraient alors prendre le relais, en sachant déjà quels habitats et quelle flore conviennent le mieux aux butineuses sauvages.

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Un vétéran afro-américain du débarquement reçoit la Légion d’honneur à Boston

Article publié le 29 mai 2010 dans le mensuel France-Amérique

Marvin Gilmore est le premier Afro-américain de la région à recevoir la Légion d’honneur. Ce vétéran de la Deuxième Guerre mondiale à été distingué pour sa participation au débarquement en Normandie et pour sa lutte contre les discriminations.

Marvin E. Gilmore Jr. a recu jeudi 21 mai la Légion d’honneur des mains du consul général de France à Boston, Christophe Guilhou. « J’accepte cet honneur au nom de tous mes compagnons vétérans qui ont déjà disparu, ceux qui se sont battus avec moi sur les plages de Normandie », a-t-il déclaré. « Si vous vivez aux États-Unis, si vous vivez en France aujourd’hui, vous ne savez simplement pas ce que c’était que la guerre. J’ai traversé l’enfer.»

[…]

« Le service héroïque de Marvin Gilmore pendant la Deuxième Guerre mondiale suffit à le recommander pour la Légion d’honneur, » a déclaré le consul lors de la cérémonie. « Mais son courage et son ardeur face à la discrimination font de lui un véritable héros. »

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